À vingt années-lumière, une autre Terre
Une équipe franco-suisse a détecté la première exoplanète où pourrait exister de l'eau liquide. Elle se trouve à seulement 20,5 années-lumière de notre système solaire.
HABITABLE, mais pas forcément habitée : la planète découverte par une équipe d'astronomes français, suisses et portugais autour de l'étoile Gliese 581, à seulement 20,5 années-lumière de la Terre, pourrait abriter un océan d'eau liquide. Comme la présence d'eau est une condition nécessaire, bien que pas suffisante, pour l'apparition de la vie, il s'agit d'un événement considérable pour la communauté scientifique et, au-delà, pour l'humanité tout entière. Comme le souligne Jean-Loup Bertaux, chercheur au Service d'aéronomie du CNRS et l'un des signataires de l'article à paraître dans la revue Astronomy & Astrophysics, « c'est une étape décisive dans le long chemin qui nous mène vers la découverte d'éventuelles autres formes de vie dans l'Univers. »
Sur les 200 planètes extrasolaires identifiées à ce jour, Gl 581c est celle qui ressemble le plus à notre bonne vieille planète bleue. D'abord, sa masse très faible (5,1 fois celle de la Terre) indique qu'elle est constituée de roches et non de gaz comme les géantes de type Jupiter ou Saturne. À densité comparable son rayon doit se rapprocher de 1,5 fois celui de la Terre et sa gravité de surface serait le double de ce qu'on connaît sur notre planète. En clair un astronaute qui foulerait le sol de ce nouveau monde aurait la sensation de peser deux fois plus lourd.
Mais surtout, les chercheurs ont calculé que la température moyenne qui règne à la surface de Gl 581c doit être comprise entre - 3 et + 40 °C, selon la nature plus ou moins réfléchissante de ses continents. Cette fourchette de température est propice à la présence d'eau liquide, au moins dans la zone équatoriale si l'hypothèse basse devait se vérifier. A priori, on pouvait s'attendre à des températures plus caniculaires. La nouvelle planète est en effet très proche de son étoile (seulement 0,07 fois la distance Terre-Soleil) puisque 13 jours lui suffisent pour effectuer une révolution complète.
Futures missions
Mais l'astre Gl 581 fait partie de la catégorie des naines rouges, à savoir de petites étoiles beaucoup moins lumineuses que notre Soleil (77 fois moins dans ce cas précis). La zone dite d'« habitabilité » y est par conséquent nettement moins éloignée que dans notre Système solaire.
La proximité de cette zone où les planètes peuvent héberger de l'eau sous forme liquide fait des naines rouges des cibles privilégiées pour la recherche d'exoplanètes susceptibles d'abriter la vie. En effet la méthode de détection utilisée par l'équipe dirigée par Stéphane Udry, astronome à l'Observatoire de Genève, consiste à mesurer, au moyen d'un spectrographe, les infimes variations de la vitesse de l'étoile provoquées par la présence d'une planète orbitant autour d'elle. Or les petites planètes rocheuses (ou telluriques) comme la Terre ou Mars, qui sont aussi les plus intéressantes pour la recherche de vie extraterrestre, ont un impact d'autant plus faible sur le mouvement de leur étoile que celle-ci est massive. Il est donc plus facile, pour les astronomes, de repérer leur trace autour d'étoiles à faible gabarit. Autre avantage : les naines rouges sont particulièrement nombreuses dans notre galaxie : sur les 100 étoiles les plus proches de la Terre, 80 appartiennent à cette famille.
Pour réaliser leur sensationnelle trouvaille, les chercheurs ont eu recours au spectrographe de nouvelle génération Harps installé sur le télescope de 3,6 m de diamètre de l'ESO (Observatoire austral européen) à La Silla, Chili.
Notons également que l'étoile Gliese 581, du nom de l'astronome Allemand qui a répertorié, en 1969, la totalité des étoiles situées à moins de 75 années-lumière de la Terre, est entourée de deux autres planètes. L'une, de la masse de Neptune, a été découverte en 2005 par la même équipe ; son année ne fait que 5,4 jours. La seconde, nettement plus éloignée (sa période de révolution est de 84 jours) est huit fois plus massive que la Terre. Elle vient d'être repérée en même temps que Gl 581c.
Pour Jean Schneider, astronome à l'observatoire de Paris-Meudon, « l'existence de cette planète vient confirmer ce que nous pressentions et justifie le lancement des futures missions destinées à rechercher cette fois des indices de vie extraterrestre. » Plusieurs projets de ce type sont en discussion aux États-Unis et en Europe.
Sur les 64 propositions parvenues à l'Agence spatiale européenne (ESA) dans le cadre de son programme « Cosmic Vision », sept concernent l'exoplanétologie. Parmi eux le projet Darwin vise à détecter la présence d'oxygène et d'ozone dans l'atmosphère de planètes extrasolaires, comme Gl 581c. Mais il ne sera pas lancé avant 2025.
i la glace accumulée au pôle Sud de Mars fondait, la planète serait recouverte d'une nappe d'eau de 11 mètres de profondeur. Un tel dégel est évidemment inenvisageable dans les conditions actuelles de froid (- 65 oC) et de faible pression qui règnent à sa surface et y empêchent toute stabilisation de l'eau à l'état liquide. Mais ce calcul de l'équipe internationale du radar Marsis, embarqué sur la sonde de l'Agence spatiale européenne Mars Express, illustre l'ampleur des réservoirs que constituent les calottes polaires. 
e loin, la butte de terre n'attire pas vraiment l'attention. Un trou de 7 mètres de profondeur a pourtant révélé, dans ses entrailles, un monument vieux de plus de 4 800 ans. "C'était un temple, assure Walter Tosso, l'archéologue péruvien auquel on doit en grande partie la découverte. Un édifice à plusieurs étages, de première qualité." 

ous les manuels scolaires le proclament : la douceur du climat européen est due au Gulf Stream. Sans lui, comment expliquer que le Royaume-Uni bénéficie d'hivers plus cléments que le Labrador canadien, situé à la même latitude ? En janvier et en février, l'écart des températures entre les deux rives de l'Atlantique peut en effet excéder 15 °C.
uelle physionomie la Terre avait-elle il y a 3,5 milliards d'années ? Peu de traces matérielles permettent de le savoir, et la question fait l'objet de vifs débats dans la communauté scientifique. Les analyses de roches siliceuses, menées depuis trois décennies, avaient incité certains à avancer l'hypothèse que les océans du précambrien étaient très chauds, mais leurs arguments restaient fragiles. 
a NASA, l'agence spatiale américaine, a lancé, mercredi soir 25 octobre, les sondes jumelles de la mission Stereo qui permettront de mieux comprendre les éruptions solaires, en obtenant des images sans précédent du Soleil en trois dimensions. 
ls forment le parti de Mars. Par amour de la Planète rouge, ces militants, réunis par le 6e congrès européen de la Mars Society, du vendredi 20 au dimanche 22 octobre, près de Paris, n'ont pas manqué d'images et de résultats scientifiques pour populariser leur cause. Jamais autant de sondes (trois américaines, une européenne) n'avaient scruté l'objet de leur passion aussi intensivement. La dernière arrivée, Mars Reconnaissance Orbiter (MRO), de la NASA, à peine installée sur son orbite de travail, vient de commencer à prendre des clichés d'une précision sans précédent. 
