08 décembre 2006
Rencontrez Pontas, le dugong
| Le dugong nage paisiblement dans les eaux tropicales... Jusqu’au jour où un plongeur passionné vient à sa rencontre. |
| Préférences vidéo | Plein écran |
Plongée dans l'Océan
Le dugong, animal marin de l'ordre des siréniens, est aujourd’hui en voie de disparition. Moins de 40 000 individus se partagent les eaux tropicales de l'océan Indien et de l'océan Pacifique. Le dugong nage gracieusement et paisiblement… jusqu’au jour où un plongeur passionné vient à sa rencontre. Une incroyable amitié se noue alors entre Pontas, le dugong débonnaire, et Bertrand, grand admirateur de cette vache marine. Ce film relate cette fabuleuse expédition, qui doit mener une équipe de plongeurs à la rencontre des derniers dugongs.
06 décembre 2006
Un temple de plus de 4 800 ans a été découvert au Pérou
e loin, la butte de terre n'attire pas vraiment l'attention. Un trou de 7 mètres de profondeur a pourtant révélé, dans ses entrailles, un monument vieux de plus de 4 800 ans. "C'était un temple, assure Walter Tosso, l'archéologue péruvien auquel on doit en grande partie la découverte. Un édifice à plusieurs étages, de première qualité."
![]() |
Très profond, le trou ayant permis de découvrir le monument aurait été creusé par des pillards, nombreux dans la vallée. "Ils cherchaient sans doute une tombe de la culture chancay (1000-1 500 après J.-C.) riche en céramiques et textiles, qui se vendent très cher sur le marché clandestin, avance Walter Tosso. Cependant, au lieu d'artisanat et d'ossements, ils ont trouvé un long mur, qu'ils ont suivi sur plusieurs mètres de profondeur, avant d'abandonner les fouilles illégales, voyant qu'ils ne trouvaient rien de plus."
"RÉNOVATION DU TEMPS"
|
Face au manque d'intérêt des autorités, Walter Tosso est pourtant près d'abandonner son entreprise de protection du site. Mais en 2005, la municipalité de Huaral, au nord de la capitale, finit par accepter le projet du scientifique, qui s'empresse d'effectuer quelques datations. Les résultats sont éloquents : certaines parties de l'édifice dateraient de 2 800 à 2 500 ans av. J.-C.
"Nous avons été surpris, car certaines parties du mur sont de l'époque de Caral", sourit Walter Tosso, faisant référence au fameux site du Nord péruvien connu comme ayant abrité la civilisation la plus ancienne du continent américain (3 000 à 2 800 ans avant J.-C.).
Le temple aurait été construit sur une période d'au moins cinq cents ans. "Ce concept de "rénovation du temps" existait dans de nombreuses cultures, explique l'archéologue. Il s'agissait de recouvrir un temple de pierres et de terre apportées grâce aux chicras, afin d'en construire un nouveau à la même place."
Selon l'archéologue péruvienne Ruth Shady, responsable du projet archéologique spécial Caral, le temple de Las Chicras serait "identique en style et en technologie architectonique à d'autres monuments construits à Caral".
ZONE D'INFLUENCE
La chercheuse estime que l'existence d'une relation entre ce monument et la société de Caral, installée dans la vallée de Supe, ne fait aucun doute. Pour elle, la découverte de Las Chicras confirmerait sa thèse, selon laquelle la vallée de Supe était au centre de la civilisation de Caral, dont la zone d'influence s'étendait sur 400 kilomètres du nord au sud et 300 kilomètres d'est en ouest. Walter Tosso n'exclut pas, quant à lui, la possibilité que les étages les plus bas du temple soient antérieurs à l'époque de Caral.
"L'important n'est pas de savoir ce qui est le plus vieux, mais de découvrir quel rôle avait ce site et de déterminer le niveau d'organisation sociale de cette époque", insiste l'archéologue qui, prudent, préfère attendre le résultat des investigations, dont la deuxième phase doit commencer en janvier 2007. "Le temple de Las Chicras et le site de Caral sont de la même époque, conclut-il. C'est la seule certitude que l'on a pour l'instant."

