31 août 2006
L'explosion d'une supernova observée pour la première fois en direct
Une explosion lumineuse intense, appelée supernova, marque la fin de la vie de certaines étoiles. Les explosions de supernovae sont des phénomènes très rares – il y en a eu quatre au cours du dernier millénaire dans notre galaxie – et ont toujours été détectées après l'événement grâce à la localisation d'un éclat extraordinaire.
Une équipe
américano-britannique a pu l'observer pour la première fois en direct
dans notre galaxie. L'événement décrit dans la revue britannique Nature du
jeudi 31 août a commencé à se produire le 18 février 2006 dans une
galaxie située à quelque 440 millions d'années de lumière, vers la
constellation du Bélier. Les astronomes ont observé un rayonnement
gamma inhabituel, qui a duré près de quarante minutes, alors que la
durée d'un tel phénomène est généralement de l'ordre de quelques
millisecondes ou dixièmes de secondes.
"UNE BULLE DE GAZ DE DEUX MILLIONS DE DEGRÉS"
La période de rayonnement a été si longue que le satellite de la NASA, Swift, a pu focaliser tous ses instruments sur le phénomène, et les astronomes à Terre ont même réussi à observer l'explosion de l'étoile avec leurs télescopes. "Cette émission de rayonnement gamma a été le plus extraordinaire objet en évolution jamais enregistré par Swift", a estimé un des membres de l'équipe d'astronomes, Paul O'Brien, de l'université de Leicester (Grande-Bretagne) : "Un objet s'éclairant lentement, puis pâlissant."
Les observations, selon lui, font penser à "une giclée importante qui s'est répandue dans la région, mais qui était accompagnée d'une bulle de gaz incroyablement chaude – deux millions de degrés – et se mouvant plus lentement, produite par l'onde de choc de l'étoile en train d'exploser".
Pour le professeur Andrew Levan, de l'université du Hertfordshire (Grande-Bretagne), ces observations ont permis d'étudier "l'évolution d'une supernova à ses débuts" et de voir "comment les matériaux éjectés lors de l'explosion évoluent dans les jours et les semaines suivants". Cette supernova était une étoile massive d'une masse vingt fois supérieure à notre Soleil, selon les astronomes.
Le protocole de Kyoto
29 août 2006
Origines de l'homme : une histoire à réinventer
La paléoanthropologie, qui célèbre cette année 150 ans d'existence, est en révolution. Ces dix dernières années ont vu une accumulation de découvertes qui bouleversent les théories, chamboulent les modèles d'émergence de l'homme moderne, bousculent les idées reçues sur la prétendue unicité de notre espèce. L'étude des nouveaux fossiles - en Afrique de l'Ouest, en Europe, en Asie - mais aussi les progrès de la génétique ne dressent pas le portrait d'une humanité quittant l'animalité pour progresser linéairement vers Homo sapiens, mais celui d'une grande diversité d'espèces humaines ayant coexisté.
Le chemin parcouru, depuis un siècle et demi, est considérable. C'est le Français Boucher de Perthes qui, au XIXe siècle, fonde la Préhistoire en présentant à l'Académie des sciences un mémoire sur les silex taillés découverts en 1844 dans les terrasses de la Somme, près d'Abbeville. Il estime que ces silex, trouvés à côté de restes de mammouths et de rhinocéros, sont de main d'homme. Son mémoire est refusé, mais il persévère et est suivi par d'autres scientifiques français et étrangers.
En août 1856, un coup de pioche dans une carrière de la vallée de Neander en Allemagne, près de Düsseldorf, fait apparaître d'étranges ossements humains. Cette découverte, suivie par d'autres, met en évidence, pour la première fois, l'existence d'une autre humanité, celle d'Homo neanderthalensis. C'est, stricto sensu, la naissance de la paléoanthropologie. Les caractéristiques particulières de l'homme de Néandertal déplairont fortement aux paléontologues. Le Français Marcellin Boule en fera une brute - image qui colle encore à la peau de notre cousin. Quand, plus tard, on trouvera les restes anciens d'Homo sapiens - notre espèce -, beaucoup plus présentables, beaucoup formuleront, d'une certaine manière, leur soulagement.

Une reproduction en cire du visage de l'homme de Tautavel
exposée au
Musée préhistorique de Tautavel
(sud de la France), en juin 1992.
On remonte, aujourd'hui, plus loin. Les plus anciens représentants de l'espèce humaine ont été découverts en Afrique, tels Homo habilis (2 millions d'années) et Homo ergaster (1,9 million d'années). D'autres ont été mis au jour en Asie et en Géorgie (Homo georgicus, 1,8 million d'années). Actuellement, la plupart des paléoanthropologues s'accordent à penser qu'Homo ergaster, grand et taillé pour la course, a été à l'origine de la première migration de l'humanité à partir de l'Afrique. Toutefois, certains spécialistes, comme Robin Dennell et Wil Roebroeks supputent que les premiers grands explorateurs ont pu être les australopithèques, des préhumains qui ont vécu en Afrique entre 4,2 et 2,5 millions d'années. Ces hominidés marchaient debout et possédaient des mâchoires puissantes munies de dents robustes.
La grande interrogation actuelle concerne l'ancêtre commun hominidé-chimpanzé. On en ignore tout, faute de fossiles et on ne connaît pas la date de la séparation entre les deux espèces. Les paléoanthropologues s'accordent pour la fixer vers 7 millions d'années. Cela permet d'intégrer dans la lignée humaine des êtres très anciens tels Ardipithecus kadabba (5,2 à 5,8 millions d'années), découvert en Ethiopie par Yohannes Hailé-Sélassié ; Orrorin tugenensis (6 millions d'années) mis au jour au Kenya par Brigitte Senut et Thomas Pickford et Sahelanthropus tchadensis (Toumaï, 7 millions d'années), révélé par les équipes de Michel Brunet et considéré, malgré des contestations, comme appartenant au rameau humain.
Mais à la mi-2006, une étude génétique, réalisée par Nick Patterson et David Reich du Massachusetts Institute of Technology (Etats-Unis), et publiée dans la revue Nature, jette un pavé dans la mare en reculant la date de la spéciation entre hominidé et chimpanzé entre 6,3 et 5,4 millions d'années. De plus, estiment les chercheurs, elle ne s'est pas faite en une fois : après s'être séparées, les deux espèces se seraient retrouvées et hybridées, avant de se séparer définitivement.
L'hypothèse formulée par les scientifiques américains - qu'ils qualifient eux-mêmes de provocatrice - à partir de l'étude de 20 millions de paires appartenant au génome de l'homme, du chimpanzé, du gorille, de l'orang-outan et du macaque, pourrait remettre en cause l'appartenance des plus vieux préhumains au groupe des hominidés. Ce que contestent bien évidemment les paléoanthropologues et notamment Michel Brunet (Université de Poitiers, CNRS). Ce dernier estime qu'il s'agit de "jeux intellectuels", tandis que Jean-Jacques Jaeger, professeur de paléontologie à l'université de Poitiers, estime que l'hypothèse n'est pas démontrée et la qualifie de "géo-poésie".
En revanche, il est clair, selon lui, qu'"on ne sait pas à quoi ressemblaient ces êtres". "A chaque fois qu'on découvre un fossile nouveau très ancien, poursuit Jean-Jacques Jaeger, on met en évidence des mosaïques de caractères qu'on ne connaît pas." Par exemple, Toumaï, Orrorin et Ardipithecus forment un stade évolutif nouveau incluant la bipédie. Mais dans quel cadre celle-ci est-elle apparue ? "On prend aujourd'hui ce caractère comme une signature de l'hominisation. Mais c'est peut-être un attribut ancestral de quelques singes d'Afrique, que certains d'entre eux ont perdu", explique le scientifique.
Comme le souligne un autre chercheur, Marc Godinot, paléontologue et spécialiste de l'évolution des primates au Muséum national d'histoire naturelle, "une bipédie posturale dans les arbres a pu précéder une bipédie de marche, afin que le bassin puisse s'adapter". Car il fallait bien que les premiers hominidés aient la capacité de bien se déplacer debout avant de s'aventurer sur le sol de la savane.
"On ne pourra pas avancer sur les plus anciens représentants de la lignée humaine tant qu'on n'aura pas des fossiles datés de 10 et 5 millions d'années, soit avant et après le dernier ancêtre commun, avance Pascal Picq, maître de conférences au Collège de France. C'est le seul moyen de connaître l'évolution de différents caractères. La séparation entre les espèces a sans doute été plus récente et plus complexe qu'on ne le pense." Au passage, Pascal Picq égratigne les paléoanthropologues, auxquels il reproche d'avoir "une vision gradualiste de l'évolution humaine. Même si on trouve des fossiles de 8 à 9 millions d'années, je suis sûr qu'on les mettra dans la lignée humaine et non dans celle des grands singes".
Le plus ancien ancêtre commun hominidé-chimpanzé n'est pas le seul sujet de débat actuellement. On s'interroge toujours sur les causes de la disparition de l'homme de Néandertal, une espèce admirablement adaptée à son environnement glaciaire. Son déclin inexorable, il y a 30 000 ans, a-t-il été provoqué par la concurrence avec Homo sapiens, par la maladie, ou par tout autre chose ?
Une troisième interrogation concerne le petit homme découvert, en 2003, sur l'île de Florès en Indonésie. Vieux de 18 000 ans et doté d'une stature de 1 m, il possédait une capacité cérébrale de 380 à 400 cm3, plus proche de celle du chimpanzé ou de l'australopithèque que de celle de Lucy (3,2 millions d'années). En raison de ses caractéristiques, ses découvreurs l'ont classé dans une nouvelle espèce humaine : Homo floresiensis. Et certains paléoanthropologues pensent que ce petit être, issu d'un Homo erectus resté isolé pendant longtemps dans l'île, a vu sa taille diminuer, comme cela est arrivé pour de nombreuses espèces animales.
Mais cette explication est contestée par plusieurs études. La dernière en date, publiée le 21 août dans les Proceedings of the National Academy of Sciences (PNAS) et réalisée par une équipe de chercheurs indonésiens, australiens et américains, estime que l'homme de Florès serait en réalité issu d'Homo sapiens pygmées, atteints de plusieurs anomalies, dont la microcéphalie.
Le geyser, un caprice de la nature
Des paysages d'Islande au Yellowstone National Park, aux Etats-Unis, ces spectaculaires sources d'eau chaude impressionnent tous les amoureux des phénomènes volcaniques.
Qu'est-ce qu'un geyser ?
Un geyser est une source d'eau chaude
dont l'origine provenant une activité volcanique dite "atténuée". Le
mot "geyser" tire ses origines de "Geysir", le plus célèbre geyser
islandais, qui atteint 55 mètres de hauteur. Ce dernier dérive lui-même
de "gjosa", qui signifie "jaillir" dans ce pays réputé pour ce type de
curiosités spectaculaires.
La présence de geysers dépend de certaines conditions géologiques et
climatiques, ce qui explique leur faible répartition dans le monde et
leur concentration dans certaines zones. Comme l'ensemble des
phénomènes volcaniques, ils sont observés dans des endroits
tectoniquement instables. On peut admirer des geysers dans le
Yellowstone National Park, aux Etats-Unis, en 'Islande, dans le
Kamatchatka, péninsule volcanique située à l'est de la Russie, dans la
région d'Antofagasta, au Chili ainsi qu'aux Açores, au Kenya, au Japon
et en Nouvelle-Zélande. C'est le parc américain de Yellowstone qui
détient le record en nombre, puisque l'on recense plus de 3 000 geysers
et 10 000 sources chaudes. Parmi eux, le bien nommé "Géant", dont le
jet atteint 60 mètres de hauteur. C'est un geyser néo-zélandais qui est
cependant détenteur du record en hauteur : le Waimangu, éteint
aujourd'hui, a propulsé un jet de 300 mètres de haut.
Comment fonctionne un geyser ?
Le principe de fonctionnement est relativement simple. Une source d'eau
chaude souterraine rencontre une structure rocheuse stimulée flux
thermique volcanique, c'est-à-dire du magma en fusion. Le
bouillonnement de l'eau, dont la température peut atteindre 200°C,
provoque une pression qui pousse les vapeurs et les jets vers la
surface, à travers des tunnels en roches dures. Un effet de convection,
de libération de la chaleur, fait rejaillir ces véritables colonnes
façonnées par les tunnels souterrains. Ce phénomène est intermittent
car il s'arrête et reprend par intervalles, plus ou moins régulières.
Aujourd'hui, certains geysers sont éteints à cause de la construction de centrales géothermiques.
L'activité d'un geyser est fragile, et ainsi tributaire des modifications de l'environnement, naturelles et humaines.
Les toits du monde comparés

Les toits des continents
Ces sommets sont en réalité les ponts culminants des continents, et non
les plus hauts sommets du monde. Pour les alpinistes avertis et
ambitieux, ils sont désignés par le terme anglais "Seven Summits", qui
n'intègre logiquement pas le mont Blanc. Le Mont Elbrouz est en effet
considéré par certains scientifiques comme le point culminant du
continent européen.
Dans l'histoire de l'alpinisme, le richissime américain Dick Bass,
accompagné d'un budget coquet d'un million de dollars, réalise le
parcours intégral avec succès en 1985. Cependant, son record
controversé illustre une profonde polémique qui subsiste encore
aujourd'hui sur les montagnes pouvant revendiquer leur place au
palmarès des "Seven Summits" : Dick Bass avait considéré le Mont
Koscuisko, en Australie, comme le point culminant de l'Océanie, alors
que la Pyramide Carstenz détient le record d'altitude de ce continent.
De nombreux alpinistes jugent que l’Elbrouz est davantage relié
aux montagnes d’Asie qu’à l’Europe ; le Mont Blanc deviendrait alors le
point culminant de l'Europe, et le Mont Elbrouz, défini comme une
montagne d'Asie, est éclipsée par les montagnes himalayennes.
Le toit du monde
Les sommets les plus hauts du monde s'élèvent à plus de 8 000 m et sont
tous situés dans le massif de l'Himalaya. L'Inde, le Pakistan, le Népal
et la Chine se partagent ces 14 sommets. Progressivement, une
compétition entre grimpeurs, originaires de tous les pays du monde,
s'est installée : quel homme serait donc capable d'escalader les 14
sommets qui dépassent cette altitude incroyable ?
C'est l'alpiniste italien Reinhold Messner qui est entré dans
l'Histoire, en 1986, en devenant le "1er vainqueur des quatorze 8000".
En 1980, il s'était déjà illustré en gravissant, pour la première fois,
l'Everest en solitaire.
A la fin de l'année 2003, on comptait 10 alpinistes qui avaient réussi
l'ascension incroyable des quatorze "8000". Aujourd'hui, ceux que l'on
nomme les "himalayistes" se consacrent à la recherche de nouveaux
itinéraires sur ces géants montagneux.
| Les quatorze "8000" de l'Himalaya |
| Sommet | Altitude | Pays |
| Everest | 8 848 m | Tibet/Népal |
| K2 | 8 611 m | Chine/Pakistan |
| Kangchenjunga | 8 586 m | Inde/Népal |
| Lhotse | 8 545 m | Tibet/Népal |
| Makalu | 8 462 m | Tibet/Népal |
| Cho Oyu | 8 201 m | Tibet/Népal |
| Dhaulagiri | 8 167 m | Népal |
| Manaslu | 8 163 m | Népal |
| Nanga Parbat | 8 126 m | Pakistan |
| Annapurna | 8 091 m | Népal |
| Gasherbrum I | 8 068 m | Chine/Pakistan |
| Broad Peak | 8 047 m | Chine/Pakistan |
| Gasherbrum II | 8 035 m | Chine/Pakistan |
| Shishapangma | 8 027 m | Tibet |
25 août 2006
De la gravitation à la relativité...
Des forces partout
Une fois "inventées", les forces sont cherchées partout, répertoriées, mesurées.
Parmi les phénomènes étudiés, le magnétisme. En déposant de la limaille de fer sur un aimant recouvert d'un carton, l'Anglais Michael Faraday remarque que la limaille s'organise selon des lignes courbes qui rejoignent les pôles des aimants. Comme si, tout autour de l'aimant, l'espace était transformé. Faraday introduit alors l'idée de champ : l'espace est un lieu où des forces s'exercent.
Einstein affine la théorie de la gravitation de
Newton et la généralise : la relativité ganérale est née.
Le mathématicien écossais James Clerk Maxwell découvre pour sa part que lumière, magnétisme et électricité sont des phénomènes de même nature. Ce sont des ondes qui, telles des vagues, se propagent dans l'espace à la même vitesse. Il introduit alors un nouveau concept : les ondes électromagnétiques.
Une nouvelle façon de penser l'espace et le temps
Einstein s'intéresse à la lumière. Il affirme que sa vitesse est
constante par rapport à l'observateur, une assertion en contradiction
avec tout ce que nous savons des autres formes de mouvement. A partir
de ce postulat, il élabore la théorie de la relativité restreinte en
1905 : une nouvelle façon de penser l'espace et le temps. Ils
deviennent une entité unifiée et flexible "l'espace temps".
Puis en 1915, Einstein élabore sa théorie de la relativité générale, plus précise et plus performante que celle de la gravitation de Newton, puisqu'elle s'applique même à des environnements où l'attraction gravitationnelle est très forte, comme à proximité des étoiles.
La Terre est ronde : Evident ?
Aujourd'hui, il est évident que la Terre est ronde et qu'elle tourne autour du Soleil. Et pourtant…
La Terre est ronde
Au départ, les hommes s'expliquent tout grâce à des mythes et des dieux.
L'observation scientifique naît au VIe siècle avant JC, dans la Grèce antique.
Les hommes établissent alors que la Terre est une sphère, en observant les navires disparaîtrent progressivement à l'horizon, le mât en dernier. Ils savent mesurer les distances, la taille de la Terre et du Soleil, et cherchent à élaborer des théories et des modèles pour décrire ce qui les entoure.
Le géocentrisme l'emporte
Les premières traces de l'héliocentrisme (la Terre tourne autour du
Soleil) remontent à -500 av JC. Mais à ce moment, il ne s'agit pas de
faits prouvés, uniquement d'intuitions et d'hypothèses.
Cet héliocentrisme a pourtant peu de succès : l'égocentrisme y est pour beaucoup mais pas seulement. Le bon sens aussi : en effet, on voit le Soleil bouger dans le ciel, pourquoi alors s'imaginer qu'il ne bouge pas ? De plus, les Grecs pensent que, si la Terre bougeait, un vent devrait souffler sur elle. Et enfin, c'est bien que la Terre est au centre et que le Soleil tourne autour puisque selon eux, tout converge vers le centre de l'Univers et que les pommes tombent vers la Terre et pas vers le Soleil.
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Ce n'est pas le Soleil qui tourne autour de la Terre mais l'inverse. |
Le géocentrisme (le Soleil tourne autour de la Terre) s'impose. Pour pallier les imperfections de ce modèle, vers l'an 200, Ptolémée, convaincu de la position centrale de la Terre, imagine les déférents, des trajectoires qui expliquent les rétrogradations des planètes. C'est compliqué, mais cette théorie est cohérente. Elle n'est pas remise en cause avant le XVIè siècle.
La percée difficile de l'héliocentrisme
A cette époque, en Pologne, un passionné d'astronomie, Copernic,
avance des idées surprenantes. Selon lui, les planètes tournent autour
du Soleil, qui lui-même n'est pas au centre de l'Univers.
Malheureusement, son ouvrage De Revolutionnibus est très peu
diffusé : les croyances sont ancrées, le modèle est peu précis, et de
toutes façons l'Eglise persécute les hérétiques.
Au XVIe siècle, Tycho Brahé et Kepler, affinent le modèle héliocentrique grâce à des observations plus précises. Ils montrent notamment que les planètes décrivent des ellipses et non des cercles. Puis Galilée prend le relais. Avec le développement de la lunette, le modèle héliocentrique devient meilleur que le géocentrique : plus simple, plus précis. Mais l'Eglise veille à ce que la Terre conserve sa place centrale et Galilée est condamné à nier ses propos.
Au fil du temps, l'Eglise devient plus tolérante et le modèle héliocentrique est accepté. La place de la Terre dans l'univers n'est plus au cœur des débats. C'est une autre question qui s'amorce : cet univers est il éternel ou a t-il été créé ?
Newton et l'arc-en-ciel
Nous sommes en 1660. Le jeune savant anglais Isaac Newton occupe ses journées avec un passe-temps étrange : isolé dans une pièce sombre, il cherche à attraper les rayons du Soleil. Pas pour s'amuser mais pour mieux comprendre la lumière.
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En 1660, Newton, qui a alors 18 ans, passe son temps enfermé dans une pièce dont il a soigneusement calfeutré toutes les ouvertures. Tous les volets sont hermétiquement fermés, l'un étant percé d'un petit trou par lequel la lumière solaire pénètre.
Devant cet étroit faisceau, Newton promène tantôt une feuille de papier, tantôt sa main, et parfois il laisse le rayon traverser la pièce pour former une tâche lumineuse blanche sur le mur en face.
Un observateur extérieur pourrait croire qu'il s'amuse. Pourtant, le jeune homme travaille : dans sa main, il tient un prisme triangulaire, un simple morceau de verre à 3 faces égales. Quand il place ce prisme dans le faisceau lumineux, Newton voit la tâche blanche disparaître pour laisser apparaître une bande couleur arc en ciel.
Où est passée la lumière blanche ?
Quel étrange phénomène de voir la lumière blanche s'évaporer ! "Où est-elle passée ?", se demande le savant. D'autant qu'une fois le prisme traversé, impossible de retrouver dans le faisceau la moindre trace de lumière blanche. Juste une bande de couleurs allant systématiquement du rouge au violet, en passant par l'orange, le jaune, le vert et l'indigo. Newton la nomme le spectre.
Au terme de longues réflexions et expériences, Newton finit par déduire que la lumière solaire n'est pas blanche. Elle semble blanche alors qu'elle est en réalité constituée de rayons multicolores que nos yeux sont incapables de distinguer. En passant à travers le prisme, les rayons se séparent, se démêlent, et l'on peut alors les voir séparément. Chaque rayon, en traversant le trou du volet, forme une tache ronde colorée. Les rayons rouge, les plus déviés par le prisme, se situent en haut du spectre, les violet en bas. Les autres couleurs entre les 2.
L'arc-en-ciel élucidé
Bien sûr aujourd'hui il nous parait évident que ce spectre coloré est en fait la lumière blanche décomposée. Mais à l'époque, l'explication de Newton paraît incongrue !
Il réalise alors un grand nombre d'expériences afin de démontrer cette idée et de convaincre ses contemporains. Non seulement le savant décompose la lumière, mais il procède également à l'expérience inverse : il fait passer un spectre multicolore à travers un prisme, ce qui donne de nouveau une lumière blanche. Sur un disque, il peint également toutes les couleurs des rayons solaires, puis il le fait tourner rapidement : la roue paraît blanche. Encore une preuve qu'en lumière, le mélange des couleurs donne du blanc.
Newton expliquera sa découverte dans son Opticks, en1675 : la décomposition de la lumière blanche et donnera même la première théorie mathématique de l'arc-en-ciel !
23 août 2006
Pas de retour à la normale de la couche d'ozone avant 2065
Sérieusement attaquée au cours du XXe siècle, la couche d'ozone qui entoure la Terre ne connaîtra un retour à la normale complet qu'autour de 2065 au lieu de 2049, ont estimé plusieurs agences des Nations unies vendredi.
Dans un rapport publié par l'organisation météorologique mondiale et le programme des Nations unies pour l'Environnement, environ 250 scientifiques estiment que les produits chimiques dangereux pour la couche d'ozone - dont certains émanent de simples réfrigérateurs - sont encore beaucoup plus utilisés ou produits qu'on ne le pensait au moment de leur interdiction, effective ou programmée.

Selon ces experts, la couche d'ozone qui protège la Terre d'un rayonnement solaire excessif ne devrait en conséquence commencer à se reconstituer au dessus des zones tempérées habitées des deux hémisphères qu'autour de 2049 au lieu de 2044. Et elle ne devrait retrouver son intégrité au dessus de l'Antarctique que quinze ans plus tard que prévu, en 2065.
L'utilisation de la plupart des substances chimiques néfastes pour la couche d'ozone est prohibée, ou sur le point de l'être, en vertu du Protocole de Montréal de 1989, qui fut un des rares accords environnementaux ayant abouti à des résultats.
Une autre étude, publiée en mai dernier dans la revue scienitifique britannique Nature, avait souligné que les estimations avancées dans le passé sur un retour à la normale avaient négligé de prendre en compte les dommages provoqués par les éruptions volcaniques, les orages solaires et autres phénomènes naturels.
Les études publiées en 2000 et 2002 concluaient pour leur part que dans aucune région au cours de la décennie précédente il n'avait été constaté d'accélération du rythme de destruction de la couche d'ozone. Ces études prévoyaient un retour à la normale au début du XXIe siècle.
4 500 tonnes de pétrole déversées dans l'océan Indien
Environ 4 500 tonnes de pétrole brut se sont déversées dans l'océan Indien, lundi 14 août, lors d'une collision entre le Bright Artemis, un pétrolier appartenant à la compagnie japonaise Mitsui OSK Lines (MOL) et le cargo Amar, en feu et qui venait d'envoyer un signal de détresse. L'accident a eu lieu alors que le Bright Artemis tentait de secourir le cargo. "Le Amar a été projeté par le vent sur le Bright Artemis, dont la coque a été déchirée sur 1 mètre par 5 mètres", rapporte la compagnie japonaise dans un communiqué publié mardi 15 août.

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AUCUNE TENTATIVE DE RÉCUPÉRATION
Vu l'éloignement des côtes, aucune opération de récupération des 4 500 tonnes de pétrole n'a été tentée. Le propriétaire du navire espère que la nappe de brut se dispersera et se dissoudra dans l'océan. Il n'envisage pas non plus l'utilisation de produits dispersants, qui accélèrent le processus de biodégradation. La dispersion et la dissolution rapide d'une telle nappe est possible s'il s'agit d'un brut léger, mais pas si c'est un fioul lourd.
D'autres facteurs doivent être pris en compte : la force et la direction des vents, et l'ensoleillement, qui favorise l'évaporation d'une partie des hydrocarbures présents à la surface de l'eau. Le propriétaire n'a pas encore précisé la nature exacte du pétrole transporté. "Nous espérons que le pétrole va se désintégrer en haute mer, mais nous surveillons la situation de près", a déclaré un responsable des garde-côtes des archipels Andaman et Nicobar.




